Carnets de route/Photos

Au pays du sourire et des épices

Périple familial en Thaïlande : entassés dans le tuk-tuk!

Fraîchement débarqués dans la mégalopole grouillante de Bangkok, qui compte à elle seule quatre fois la population de toute la Nouvelle-Zélande (!), le choc est rude. Nous décidons de vivre pleinement l’expérience urbaine en empruntant le maximum de moyens de transports à notre portée : tuk-tuks, taxis rose fuchsia, bus brinquebalant, le fameux Skytrain (métro aérien)… En fait tout sauf les vélos, que la jungle urbaine nous a dissuadé de sortir de leurs cartons !

D’une capitale à l’autre

Bling et re-bling des temples de Bangkok

Pour fêter nos retrouvailles familiales avec le clan vosgien venu nous rejoindre sur la route du Nord de la Thaïlande, nous avons remonté l’horloge du temps des capitales de l’Empire de Siam. À Bangkok, capitale de la Thaïlande depuis 1782, nous nous sommes évidemment émerveillés devant les splendeurs dorées et colorées du temple Wat Phra Keo et du Palais Royal. Pas le temps de se remettre de tant de dorures que nous étions confrontés aux cinq tonnes d’or du Bouddha couché du temple What Pho, tout proche. Cinq tonnes ! Inimaginable.

Tuk-tuk party à Bangkok

Toujours dans notre série « les teste-tout du moyen de transport », nous montons à bord d’une pirogue à moteur sur le Chao Phraya, le fleuve qui traverse Bangkok. Le piroguier barre énergiquement et se faufile dans l’étroitesse des klongs, les canaux qui traversent les quartiers traditionnels de la ville. Sur les berges souillées de ces canaux ancestraux, les maisons sur pilotis offrent une ombre protectrice pour la sieste de gigantesques varans… Après une dégustation sur le pouce d’un délicieux poulet frit/riz gluant, nous enchaînons sur une visite privatisée du Suan Pakkard Palace. Peu connue des circuits touristiques, cet ensemble magnifique de maisons thaïes traditionnelles renferme une collection d’art sensationnelle.

Derniers rayons à Sukothai…

Les jours suivants, nous continuons à remonter la chronologie et découvrons l’ancienne capitale Ayutthaya (de 1350 à 1782). Dans ces majestueux vestiges de temples royaux, les vieilles pierres volent la vedette aux dorures des monuments plus récents. Nous n’avions pas encore testé le train alors ce fut chose faite dès le lendemain pour se rendre à la plus ancienne des capitales, Sukothai (de 1238 à 1350). Dans une fonderie de Bouddha, nous découvrons les différents styles artistiques. L’école de Sukothai, par exemple, représente le Bouddha avec des courbes très féminines, le bandeau jusqu’au nombril et la fleur de lotus sur la tête. Comptant près de 200 temples, la vieille ville royale nous a permis d’enfourcher les vélos en famille pour découvrir les ruines. Instant de pur enchantement contemplatif lors de cette visite aux rayons du soleil couchant.

Rendez-vous en terre karen

Sourire rougi à la noix de bétel

Sourire rougi à la noix de bétel

Il était encore un transport que nous avions fait subir à nos montures sans toutefois se l’infliger : la benne de pick-up ! Le manque fut réparé pour regagner le village de Pha Mon Mai, dans le parc national Doi Inthanon (qui est également le nom du point culminant de la Thaïlande). Au cœur de ces montagnes couvertes de végétation exubérante, nous avons été hébergés chez une famille de villageois d’une ethnie montagnarde, les Karens, qui cultivent du café, du riz, des fleurs ornementales et des arbres fruitiers. Évangélisés par des missionnaires français, les Karens ont préservé leur propre langue, qui contient de surprenants « Amoijepeu » pour bonjour et « Table » pour merci. Visite de l’école, randonnée verdoyante et pique-nique au bord d’une cascade nous ont permis de savourer de délicieux instants de sérénité dans ces collines protégées de la déforestation qui menace le nord du pays. Notre expérience n’aurait pas été complète sans la balade à VTT sous un véritable déluge… les roues noyées dans des chemins transformés en rivières en crue, nous avons compris ce qui signifie réellement la mousson !

Là-haut dans les montagnes
Le pays du sourire-29Après avoir visité une fabrique de papier à base d’excréments d’éléphant (avec 250 kilos de végétation avalée par jour, merci les tonnes de fibres récupérées) et descendu une rivière en bambou-raft, il était temps de se remettre en selle ou nos vélos allaient franchement se mettre à bouder. À noter qu’ici, un peu comme le collier rilzan ou le duct-tape pour certains bricoleurs, « le bambou ça sert à tout ! » : échafaudages, toits, murs, sols, meubles… En direction de la frontière du Laos, nous n’avons eu que 30 kilomètres plats à la sortie de Chiang Mai avant que cela commence à se corser côté grimpette. Depuis, nous multiplions les étapes à 1000 mètres de dénivelés, cela nous rappelle les Andes mais en plus raide… ça alors si on s’était doutés ! L’avantage est qu’on a du coup tout notre temps pour contempler les bananiers, les rizières et les forêts vierges qui nous entourent, d’autant qu’on pédale dans un trafic zen et quasi inexistant sur certaines routes. De plats de nouilles revigorants en granités rafraîchissants, en passant par des préparations sucrées/salées surprenantes, on n’oublie pas de se ravitailler en spécialités locales, cela dit on n’a pas osé tester les insectes comme aliment énergétique !

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3 réflexions sur “Au pays du sourire et des épices

  1. Superbe ! Les photos, le récit, y a pas à dire, vous faites envie !
    Profitez-en à fond
    Ici à Clermont-Ferrand, c’est jour de mousson aussi, mais bizarrement, ça me fait un peu moins rêver que vos photos 🙂
    Hâte de lire la suite de votre périple 🙂

  2. Extraordinaire, comme d’habitude!!!! Ça fait vraiment du bien de voir que vos aventures sont toujours si enjouées et riches . Vous en prenez plein les mirettes et ça doit être génial.
    Pour les insectes vous devriez tester, c’est très bien préparé avec plein d’herbes très parfumées ,je n’en ai pas goûté au Vietnam et je le regrette.
    Par contre j’ai mangé du chien là bas et ce n’est pas terrible.
    Plein de bises et encore merci pour ces récits et ces photos magnifiques.

  3. Photos et textes de mieux en mieux
    Des mois et des mois sans point fixe, ça semble dur à vivre mais vu les photos du jacuzzi, pas trop quand même ?

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