Carnets de route/Photos

Kiwiland du Nord au Sud

Kiwi Land-54

Sublime Lake Tekapo (South Island).

« Mais pourquoi vous voyagez en hiver ? » : durant notre périple en Nouvelle-Zélande, la question est revenue de façon récurrente ! Plutôt sereins sur l’île du nord, nous avons senti le refroidissement nous gagner en faisant route vers le sud. Sans jamais se départir de notre optimisme à toute épreuve, et contre tout bon sens cycliste, on a donc continué à faire la course avec l’hiver…

Au sud de l’île du nord
Kiwi Land-4Nous avions quitté les sources chaudes et autres geysers de la région de Rotorua (mais ça, ça ne compte pas pour les degrés de la météo n’est-ce pas ?) en direction du lac Taupo, un lieu chargé en ondes triathlétiques. À quelques encablures du Tongariro National Park, on a hélas dû renoncer à une des randonnées les plus courues (ou les plus marchées devrait-on dire ?) de Nouvelle-Zélande en raison d’un temps plus que maussade. Sans regret, car que vaut une balade panoramique si tout les panoramas restent cachés sous d’épaisses couches de nuages mouillés ?
On a donc repris la route gaillardement et comme de coutume en mode « on y croit à mort » en direction de Napier, sur la côte Est dans la région viticole de Hawke’s Bay. On a cependant pas pu nier trop longtemps l’évidence météorologique… Tout comme Gary notre sauveur qui a chargé sans sourciller, deux cyclistes frigorifiés dans sa voiture et deux vélos rincés dans sa remorque. Ou comment s’épargner trois jours de vélo dans un no man’s land pluvieux et accidenté…

Bucolique route 52
Kiwi Land-3C’est à partir de Napier, ville emblématique de l’Art Déco depuis sa reconstruction intégrale après le tremblement de terre de 1931, que nous décidons de profiter pleinement des petites route de campagne. L’un des nombreux itinéraires cyclables qui sillonnent le pays nous mène d’abord à Hastings, où nous embarquons pour 280 km de cyclotourisme 100% champêtre. Un bonheur simple que cette route 52, qui pour schématiser ne fait guère plus que de serpenter entre des collines parsemées de moutons. Au programme, des sections sympas où la route reste au niveau de la rivière et passe en bas des collines, et des passages un peu plus corsés où il faut monter la bosse puis la redescendre pour mieux grimper la suivante.
Kiwi Land-6Sur cette route, on a découvert une spécialité locale : le woolshed. Intraduisible, cet « abri à laine » littéralement, est une grange où le shearer (le tondeur) tond les moutons, et où la laine fraîche est instantanément triée et pesée. On reconnaît le woolshed, vaste grange en bois, à ses espaces pour stocker les moutons avant et après la tonte. Certains sont sur pilotis, permettant d’aménager l’espace en-dessous en enclos où les moutons sont parqués la veille afin que leur laine sèche avant la tonte. Le meilleur moyen pour assister à ce véritable show est de pousser la porte d’un woolshed entouré de deux troupeaux, l’un tout laineux et l’autre tout nu. Chose que nous avons faite, et nous y avons reçu un accueil chaleureux de l’éleveuse et du tondeur, très fiers de nous expliquer leur métier. Ici la tonte est un art et même un sport, les Néo-Zélandais remportant haut la main tous les championnats de la discipline. Pour avoir vu de nos yeux vu l’action en direct, on confirme que le tondeur est un véritable athlète ! Le geste sûr et le muscle en tension, après être passée entre ses mains expertes la brebis (en l’occurrence des femelles prêtes à agneler de près de 90kg) a peu de chance de repartir avec un fil de laine sur le dos…

De l’autre côté du Détroit
Kiwi Land-9Nous avons quitté l’île du Nord après qu’une tempête de vent a méthodiquement transformé notre tente en pizza calzone (claustrophobes s’abstenir)… Les éléments se sont révélés prémonitoires car après avoir franchi le détroit de Cook dans la houle, une fois posé le pied sur l’île du sud, le thermomètre nous a dissuadés de jouer aux apprentis campeurs. Entre auberges de jeunesse et nuits chez l’habitant, et même un hébergement mythique dans une caravane avec autoradio, Pink Floyd inside, nous avons multiplié les rencontres éclectiques et souvent mémorables. Kiwi Land-56Avant de s’envoler pour Bangkok nous passons nos derniers jours à Christchurch, la première ville de South Island. Expérience troublante que de parcourir la ville, véritable chantier de reconstruction à ciel ouvert depuis le séisme de 2011… Tandis que les nouveaux immeubles côtoient des quartiers entièrement rasés, une énergie confondante se dégage de ce décor de film d’angoisse plus vrai que nature.
Avant de quitter ce pays attachant (et tout en se promettant d’y revenir en été), nous avons rendu visite à son point culminant, le Mount Cook. Et à l’un de ses lacs turquoise sublimissime, le Lake Tekapo. Signe distinctif de ce lieu ? On peut y observer l’un des ciels les plus clairs du monde, et le site héberge tout naturellement un observatoire astronomique renommé. « Chouette, une photo de ciel étoilé, la Milky Way, tout ça… » claironne déjà Cyril… un soir de pleine lune. Raté ! En revanche… on n’a pas regretté le lot de consolation : une vue imprenable et inoubliable sur l’alignement des planètes Vénus et Jupiter, qui se voyaient particulièrement bien ce jour-là, éclairées par la pleine Lune. Et toc la Voie Lactée !
Kiwi Land-15L’île du sud, (encore) moins peuplée que celle du nord, nous a révélé tous les charmes de la nature sauvage de la Nouvelle-Zélande. Des fjords du nord, nous avons gagné les forêts luxuriante et les plages brutes de la West Coast, pour finir en beauté par l’ascension du col Arthur’s Pass dans les montagnes qui s’appellent ici aussi les Alpes du Sud. En chemin, nous avons goûté aux joies de longer des gorges magnifiques, de suivre des itinéraires intimes quasi privatisés et d’arriver pile à l’heure de la marée haute pour contempler les geysers de vagues dans les rochers de Pancake Rocks. Preuve que les conseils avisés des locaux surpassent largement un bon guide de voyage ! Notez qu’il y a toutefois des ratés à la clé, comme le jour où on s’est retrouvés à monter un col à la frontale (grande première) ou à pédaler sur une route de montagne verglacée… Mais que serait le voyage sans ses anecdotes croustillantes ?

 

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6 réflexions sur “Kiwiland du Nord au Sud

  1. bonjour les amis,c’est super vos belles photos bonne continuation on vous embrasse les voisisns dela rue des bruyères de tes parents philippe & Gilberte( et courages pour lasuite à vous deux)

  2. Très bon post littérairement et photographiquement parlant.
    Et sinon, vous utilisez la même tente depuis le début ? Robuste, l’engin.

    • Merci Bertrand, oui la même tente, même si elle a quelques trous réparés maison, et des arceaux tordus (la faute au vent…), sinon oui une bien belle maison de vacances 😉

  3. Vive la thaï !!! C est formidable de vous suivre avec le gps
    Je pense bien à vous et profitez bien de ce pays que j ai adore
    Bisous ma cec

  4. petit coucou à vous deux, toujours autant de plaisir de vous voir aussi heureux et merci pour ces merveilles de paysages que vous nous faites découvrir depuis qq mois !!
    bisous

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