Carnets de route/Photos

Ça plane sur l’Altiplano

AltiplanoComme son nom l’indique, l’Altiplano est haut et plat. Première mission, y grimper. Deuxième chose, y rouler… sur de grandes lignes droites. On vous a déjà dit que le plat c’est (parfois) franchement (beaucoup) monotone ? Jamais contents.

Neige et source chaude

Altiplano-5D’abord, ce col de la Raya ne figurait pas sur la carte… une petite grimpette à 4 300 mètres, un détail ! Ensuite, on a tout de même attendu d’arriver à Aguas Calientes (littéralement « eaux chaudes », pour sa source thermale à 60°C) pour se prendre une averse de grêle d’anthologie ! Après ce programme calorifiquement paradoxal, on s’est réveillés sous la neige… c’est pas bientôt fini ce festival des degrés ?! Enfin, nous voilà donc sur l’Altiplano, perchés sur une étendue de pampa à 4000 mètres. En guise d’êtres vivants, on compte principalement des aigles et des camélidés en tous genres (lamas, alpagas et vigognes). A noter le curieux cri de la vicuña, un mix entre la perruche et le ouistiti ! Autour de nous, le big sky et on se demande franchement « Est-ce que le ciel est aussi grand chez nous ? ». Intérêt principal : on voit les orages arriver de loin… Allez, vous reprendrez bien une petite averse de grêle ?! Attention c’est parfois servi avec un torrent de boue, comme à Juliaca où les avenues non asphaltées peinent à absorber les litres qui tombent du ciel… Cherry on the cake de cette arrivée apocalyptique, Cécile a réussi à larguer une sacoche dans une flaque, sous les roues d’un microbus qui n’en a plus lâché son klaxon de surprise !

Titicaca et le roi-Soleil

Altiplano-39Dans les odeurs d’eucalyptus (on croit pédaler dans une inhalation anti-rhube !), nous reprenons sereinement la route (plate) en direction du fameux Lac Titicaca. Nous réalisons un rêve de cyclotouriste en longeant ce lac mythique par la rive Sud pendant quelques jours. A 3 810 mètres d’altitude, son immense superficie est répartie entre 5 000 km² au Pérou et 3 500 km² en Bolivie. Nous avons traversé avec brio notre première frontière. Petite vidéo à l’appui.

 (Spéciale dédicace aux lecteurs de Rubrique-à-brac et autres Dingodossiers)

Puis nous avons franchi le détroit de Tiquina, sur une barge partagée avec un camion. Avant de quitter ce lac légendaire, nous avons tenté de contrer la saison des pluies en nous évadant sur l’île du Soleil, lieu emblématique de la mythologie inca. Un petit coin de paradis avec un coucher de soleil de cinéma… Ce qui ne gâche rien, l’énergie magnétique du lieu nous a offert une journée sans orage. Pas usurpé, le nom de l’île. Altiplano-37

Dans l’assiette, aux abords du lac les spécialités culinaires déclinent la trucha y el pejerrey (truite et perche) à l’infini. Défi linguistique lancé pour Cyril : commander une perche au persil au resto (prononcez « pejerrey al perejil ») !!

Là-haut dans le ciel

Lors d’une fabuleuse descente du haut (la ville s’appelle d’ailleurs El Alto) en bas de La Paz, la plus grande ville bolivienne (et capitale de fait), nous avons quelque peu redescendu en altitude. Prendre ainsi un toboggan de 500 mètres, c’est un coup à faire siffler les oreilles ça ! Cette ville, ou devrait-on dire fourmilière, de La Paz, est tellement toute en creux et pentes, qu’y ont été construites plusieurs lignes de téléphériques. Des œufs jaunes, rouges et vertes traversent les quartiers de part en part. Surréaliste !

danse a la vallee de la lunaPour accorder un peu de repos à nos destriers, nous sommes allés explorer à pied el Valle de la Luna, un lieu de formations géologiques lunaires. Dans ce décor improbable, avaient lieu en même temps un tournage de clip de musique traditionnelle et un shooting photo avec des minettes en tenues légères. Un intéressant choc visuel des cultures, entre folklore et modernité.

Le salarContinuant notre parcours sur les hauts plateaux, nous avons rejoint Uyuni, non loin du Salar du même nom, le plus grand désert de sel au monde (album photo à suivre). Tentative un peu osée en saison des pluies, car le sel n’absorbe pas l’eau et de vastes inondations rendent fréquemment le site impraticable. On a tenté quand même et après quelques centaines de mètres dans les flaques et le sel humide et profond, on a pu mettre le cap à l’ouest pour une ligne droite de 80 km, direction la isla Incahuasi (dite « île aux cactus »). Seuls touristes sur l’île pour une nuit de camping mémorable. Et pluvieuse. D’où un réveil non moins mémorable, sur une vraie île, cette fois, entourée d’eau ! Le salar transformé en miroir géant où se confondent ciel et terre nous a offert un instant de pure magie, gravé dans nos fonds d’écran mentaux pour plus tard…

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6 réflexions sur “Ça plane sur l’Altiplano

  1. Quelles aventures! Et Gotlib qui n’est jamais loin…D’ailleurs, la photo de la femme avec son énorme fagot sur le dos me fait penser à un dessin de Brétécher, dans l’album Tourista: une touriste demande à cette même femme quel est l’indice de protection UV d’un fagot…Bon ,j’espère que la météo va vous laisser un peu tranquilles, gros bisous.Papémam.

  2. Photos très bonnes
    Réf Gotlib/douane trrès trrès bonne !
    Vélo au Titicaca, euh… j’y ai naguère couru 200m avant de m’effondrer, comme ça pour voir… vous devez avoir le sang visqueux comme le contenu d’un bidon de Zarma ?

    (B.)

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