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Sarau… do Brasil

Samedi soir, nous avons en quelque sorte mis un pied au Brésil, grâce à la traditionnelle soirée Sarau chez nos amis Amélie & Roma. Traditionnelle que dis-je, incontournable, car depuis quelques années Monsieur notre hôte a décidé de réchauffer nos petits corps frigorifiés de janvier avec ce concept chaleureux importé de tout là-bas où on danse la samba. Sans doute la nostalgie de ses années passées au Brésil ? Bref, on adore, on adhère, on est fans du Sarau. Revue en détails (qui tuent) du Sarau 2014.

Mais le Sarau, kézako ?

SARAU -29Oui je me rends bien compte que lorsqu’on ne sait pas ce qu’est le sarau, mon premier paragraphe est incompréhensible. Ou comment mesurer l’assiduité de ses lecteurs, au risque d’en perdre quelques-uns en route. Reprenons donc du début. La prononciation : [sarrrAAAo], on entend beaucoup le ‘A’ et peu le ‘o’. Romaric-le-maître-de-cérémonie nous explique le concept : « Au Brésil, le « sarau » est une fête décontractée entre amis où on écoute et on joue de la musique, on chante, on regarde un film, on lit un passage d’un livre, de la poésie, on déclame dans toutes sortes de langues, on savoure la musique des mots, le piment des blagues… où on partage savoirs et délices, où on découvre ensemble, où on passe la nuit à danser, jouer et s’amuser… Bref, vous l’aurez compris, une fête sans prétention pour partager le plaisir de l’art dans la bonne humeur. » Prometteur, n’est-il pas ?!

Alors en vrai, ça donne quoi ?

Cette année, une bonne trentaine d’invités s’est prêtée au jeu. Parce qu’en plus il y avait un dress code ! « Détail qui tue », qu’ils ont dit. Rien que pour ça, on s’est régalés : les escarpins dépareillés de Camille, les 3 ongles rouges de Roma, le collier de pâtes indécent d’Amélie, les chaussons de Muriel, les faux-cils plume, la boucle d’oreille tototte, la chaussette à rayure, le pyj par-dessus les vêtements, les poils dans les oreilles… et on décerne la palme incontestée au détail qui tue de Greg, saurez-vous le trouver sur l’image suivante…?

SARAU -1

Côté plaisirs artistiques, on n’a pas été déçus… On a bien respecté les conseils avisés de Roma, toujours aux manettes : « Selon vos envies, apportez vos instruments de musique et vos danses, vos textes et chansons, vos poésies et vos histoires (en français ou autres langues… on sera ravis d’entendre des sonorités exotiques). Prenez vos chaussures les plus confortables accompagnées de vos plus beaux éclats de rire ainsi qu’une bonne dose de folie. Laissez-vous surprendre et surprenez-nous ! Vous vous prendrez vite au jeu et à l’esprit du sarau. » Je crois que cette année la consigne a été plutôt bien suivie…

Poum poum Tiche

SARAU -2Avec le rap des Tiche, ça a commencé très fort : alors dans la famille Tiche, poum poum Tiche, il y a Tiche 1, Tiche 2, Tiche 3, poum poum Tiche et Tiche 4, planqué sous la table, poum poum Tiche !! Bref chez les Tiche, « on n’est pas des artiches mais on est des fortiches, poum poum tiche » 🙂 Grosse ambiance pour démarrer. La pression pour enchaîner 😉

Petit radoucissement pour les oreilles avec Muriel à la flûte traversière, Stéphane et sa clarinette qui prenait la poussière depuis 20 ans (respect, elle n’a pas rouillé) et un duo inédit de Marie au violon et Roma au piano, qui nous ont émerveillés avec une ravissante berceuse de Fauré (op.16). Dans la série hop hop hop on enchaîne (déformation de triathlète, sans doute), la leçon de cha-cha-cha de Marie et Laetitia nous a bien réveillés !

Le groupe Brazz, comme un mix entre Brasil et jazz, a repris le flot enjoué de ses rythmes qu’on adore. Roma à l’accordéon, Paul à la contrebasse, Julien au cavaquinho, Matthieu au saxo et Julie au pandeiro ont rejoué ensemble après 2 mois un peu off, avec une joie palpable et contagieuse. Merci à tous les musiciens pour leur passion et ces mélodies réjouissantes !

Lecture et voyage

SARAU -13Munis d’un très beau livre illustré, Béatrice et Guillaume nous ont lu le magnifique poème “If-” de Rudyard Kipling… Une très jolie lecture à deux voix pour « Tu seras un homme, mon fils ».

Côté Selles & Poivre, nous avions préparé une lecture à deux voix et deux langues, espagnol/français, d’un texte qui a révélé une histoire surprenante. Rien de moins que le plus grand canular littéraire du siècle ! Attribué à Pablo Neruda, « Il meurt lentement » a été écrit par une auteure brésilienne contemporaine, qui s’est offert un joli buzz en le diffusant sous le nom du célèbre poète chilien. Nous l’avons lu car il nous a beaucoup touché (il dit de très belles choses sur le voyage et la prise de risque pour sortir des chemins tout tracés), en rétablissant ces quelques éléments de contexte.
Et puis comme disait Pablo Neruda (1904-1973), « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité. »

Une bien belle soirée, à revivre et déguster sans modération avec les images et les mots qui nous restent…

Muere lentamente

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo.

Muere lentamente
quien destruye su amor própio,
quien no se deja ayudar.

Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.

Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino de emociones,
justamente éstas que regresan el brillo a los ojos
y restauran los corazones destrozados.

Muere lentamente
quien no gira el volante cuando está infeliz con
su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
atrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos…

Vive hoy !
Arriesga hoy !
Hazlo hoy !
No te dejes morir lentamente !
No te impidas ser feliz

-Martha Medeiros-

Il meurt lentement

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

-Martha Medeiros-

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2 réflexions sur “Sarau… do Brasil

  1. Magnifique ton article Céc, si c’était la promo d’un spectacle j’aurais trop envie d’y aller!
    Merci beaucoup d’avoir ainsi immortalisé le sarau 2014 et d’avoir rendu la fête plus belle encore par ton écrit. Bisous

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