Carnets de route/Rencontres

En route, j’ai rencontré…

Tout à nos coups de pédale, nous avons englouti les kilomètres, sans oublier toutefois de jeter un œil sur les paysages traversés. Jolis. Vallonnés, mais jolis (comment ça, je me répète?).
Et sans oublier non plus : la rencontre avec l’autochtone ! Tant recherchée par les aventuriers de la route que nous sommes, chevauchant nos fringants dest… pardon je m’emballe.
Notre escapade à l’est, en la matière, fut clairsemée mais intense. A savoir : peu de rencontres mais quelles rencontres !
Praga Venezia 097

Gardien de foot, Anna’s boyfriend (prénom non retenu… beaucoup trop de consonnes)

Gardien du terrain surtout. Et garant de l’entretien de la pelouse. Le meilleur matelas des vacances, assurément. Une chouette soirée autour de bières et d’un verre de vin (here comes Anna : de son propre aveu, une des rares tchèques à ne pas aimer la bière. Préfère le vin, so frenchy). Comparaison assez drôle de nos modes des vacances : « Nous on part en Sardaigne, en all inclusive et on boit de la vodka ».

Le Père Noël en slip de bain

Notre Geminy Cricket du jour : alors qu’il chevauchait son vélo, en route pour sa baignade dans le Danube, il nous a conseillé un itinéraire sympa pour quitter Bratislava vers le sud (nous voyant perplexement penchés sur notre carte). « Arf, je ne parle pas anglais, mais allemand » déplore-t-il avant d’enchaîner dans un anglais plus qu’acceptable. A fini par nous donner sa carte des pistes cyclables (il a vu en nous des orienteurs-nés, sans aucun doute). On l’a béni tout le trajet, qui était sublime (et tout cyclable, on y reviendra).

La pause dans le frigo

Alors qu’on cherchait désespérément âme qui vive pour nous remplir les bidons (moitié vides et entièrement chauds), le camion de glace, juste devant nous, a fait sortir une petite famille de sa tanière. Qui, en + de nous remplir les bidons d’eau fraîche, nous a fait entrer, asseoir le nez pile en face du ventilo. Ni 1 ni 2 nous voilà avec un grand verre de coca frais (le meilleur du monde, il fait environ 40°C dehors). Nous avons fait preuve d’une immense force de caractère pour refuser la bière et la tarte aux pommes généreusement proposés. Un peu + et on dormait là… mais il nous restait du chemin à parcourir (et des bosses à franchir… ah oui tiens donc?).

La réincarnation de Napoléon en Hongrois de Celldömölk

Voilà, c’est tout. C’est lui qui nous l’a dit.

Pizzaiolo slovènes, brainstorming à 4 sur la carte pour nous indiquer la plus belle route

Notre premier contact en Slovénie a sûrement contribué au coup de cœur que l’on a eu pour ce pays. C’était une nouvelle fois lors d’une pause vitale, pour besoin urgent de faire redescendre la température corporelle. Ou comment (avis aux diététiciens et nutritionnistes : ne lisez pas ce qui suit !), après environ 1 litre de limonade et quelques glaçons, on se retrouve à engloutir une coupe de glace indécente mais tellement rafraîchissante. En lieu et place d’un déjeuner. N’empêche, on n’a même fait d’hypo, d’abord ! (enfin pas ce jour-là)

La Main verte de l’Europark

Ce jour-là dans la vallée de la Sava, il n’y avait pas de camping. Et pas d’hôtel. Et pas d’indigènes hospitaliers. Bref, on a campé sauvage. Enfin sauvage, dans un parc Natura 2000, s’il vous plait, Europark. La dénommée Shonbrunn, notre palais d’été, a élu domicile près de l’aire de jeu pour enfant, un peu planquée derrière la cabane à outil d’un petit jardinet potager. Jardinet grâce auquel nous avons bénéficié d’un récupérateur d’eau de pluie, pour remplir les bidons, notre douche du jour. Une fois que la moitié de la ville de Sagorje ob Savi a eu fini de faire son yogging dans le parc, nous y avons passé une nuit calme et fraîche (merci la montagne). Et au réveil, la petite dame qui jardinait dans le potager, nous a gentiment conseillé de déguerpir avant l’arrivée des gardes (?) et nous a offert une bouteille d’eau et une bière. Pour notre petit déj, donc, vu l’heure. Merci madame!

José, Sofia/Split seul en vtt

Praga Venezia 538

Notre premier copain cyclotouriste du voyage, nous l’avons rencontré lors de notre toute dernière étape, juste avant d’enfourner les vélos dans le train Trieste/Venise… José, from Portugal, vient de pédaler 7 semaines tout seul, de Sofia à Split. Très sympa le débrief fin de vacances et l’échange de trucs de Mac Gyver que l’on a chacun éprouvés pendant le voyage. Dans notre élan de partage, on ne s’est plus quittés jusqu’au camping et la virée à Décathlon pour récupérer des cartons, indispensables pour faire voyager les vélos en soute (« eh bah mon vieux, si j’aurais su… »). Un bon fou rire avec la fusée Cyril, prête pour le décollage.

Et enfin une pensée reconnaissante pour toutes les barmaids sympas, tchèques, hongroises, slovènes et italiennes, qui nous ont régalé de limonade et surchargé les bidons de glaçons pour nous aider à survivre en pédalant dans un four.

//Cé//
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2 réflexions sur “En route, j’ai rencontré…

  1. Super, le récit, et très drôle!J’ai bien apprécié la sobriété du commentaire sur Napoléon, les rencontres insolites et/ou utiles, et le style. Bravo, merci, et encore!

  2. Pingback: Notre itinéraire bike-friendly | Selles&poivre

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