Carnets de route

T’es frit, t’as tout compris

Petit intermède boustifaille, si le cœur vous en dit et qu’il est bien accroché. Au fil de nos 1300 km, les sept pays traversés nous ont réservé bien des découvertes culinaires, un plaisir non feint pour nos palais d’aventuriers. Surprises au rendez-vous jusqu’au « Sorry, the kitchen is closed » qui nous a collé à la peau tout le voyage, notre petit jetlag rien qu’à nous !

Euh… tu prends quoi, toi ??

Czech point : éblouis par des menus remplis de consonnes, on s’est lancés. Le goulash, d’abord : le plat traditionnel hongrois se déguste délicieusement en République Tchèque, en Autriche, en Slovaquie et en Slovénie. Au choix en soupe ou en ragout, ce mix viande/patates/haricots/épices est un régal, plutôt convaincant pour nos appétits de cyclistes soit dit en passant. Jusque-là, rien de transcendant. Ajoutez-y des knedliky, sorte de gros saucisson de mie de pain coupé en rondelles qui servent de mouillettes, et c’est déjà plus exotique !
En Hongrie, la soupe est la reine des entrées. Légumes, viandes, vermicelles… et même fruits rouges/chantilly, la palme du plus étonnant au Lac Balaton !! Une entrée en forme d’alibi diététique, si l’on en juge par les nombreuses fritures qui remplissent les assiettes ensuite. Wienner shnitzel (escalope panée), cordon bleu (la même, avec fromage et jambon, qui vous fait instantanément oublier toute référence dodue) ou un plateau de poissons d’eau douce ; et le tout, servi avec des frites ou des croquettes de pommes de terre??!! La délicieuse et surprenante pljescavika slovène, sorte de burger aplati fourré au chèvre frais, paraît bien diététique après cet assortiment de fritures.

Fish boat, Lac Balaton (Hongrie)

Côté dessert, nos papilles ont goulûment fait la connaissance des homologues locales des crêpes bretonnes : j’ai nommé les palacinky (appellation tchèque, variantes palacsinta en hongrois, palacinke en slovène, tout aussi goûtues). Servies avec du chocolat, des fruits et de la chantilly, c’est irrésistible. La Gundel palacsinta (du nom du grand ponte de la cuisine hongroise) ajoute à cette tuerie une touche de noisettes… on s’en lèche encore les babines !
Je ne peux finir cet intermède gourmand sans une spéciale dédicace à mon petit frère adoré qui m’avait vendu du rêve avec le burek. Enthousiasme pleinement partagé ! Ce gros serpentin de pâte feuilletée fourré au choix, et notamment de chèvre/poireau, est succulent que c’en est indécent. Autre atout non négligeable, voire vital lorsqu’il s’agit de pédaler toute la journée : on tient là potentiellement une nouvelle arme de destruction massive anti-fringale.

Je sais pas vous, mais je commence à avoir un petit creux.

//Cé//

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